PORTRAITS D'ENFANTS
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Portraits d’enfants
Tous ces tableaux ont été peints quand je travaillais avec des enfants.
Ayant pratiqué la peinture abstraite à mes débuts, j’ai parallèlement réalisé au pastel à l’huile un portrait de mon grand-père (inconnu) qui me prit un an de travail. Ce portrait va me conduire à abandonner (au moins superficiellement) l’abstraction, comme on passe de la poésie à la prose, ce qui fut mon cas.
J’écrivais alors sur le passé et j’ai exécuté (à la demande d’une galerie) une série de « portraits de famille » de grand format qui accompagnèrent mon écriture.
Les « portraits d’enfants », si on peut les appeler ainsi, prolongèrent ce « travail de mémoire » lié, pour simplifier, à l’autobiographie. Mon livre sur les enfants cachés, accompagné de gravures sur cuivre et publié à Bruxelles en 2022 (Les Disparus de Gatti de Gamond) se prolongea lui-même par des portraits d’enfants de Molenbeek-Saint-Jean (grand Bruxelles), avec qui j’ai mené un long travail artistique, mémoriel et historique, à la demande d’un enseignant bibliothécaire de cette commune travaillant sur les deux guerres mondiales, qui, revenant d’Izieu, avait entendu parler du livre.
Il s’agissait de réhumaniser l’histoire.
Trois expositions, pérennes et itinérantes, en ont résulté : Ne meurent que ceux que l’on oublie*, La Résistance au féminin, et une bande dessinée en cours de publication, réalisée par les enfants à partir d’une version résumée et illustrée du livre.
Une exposition Portraits d’enfants s’est tenue, en septembre 2023, à la Maison CFC-éditions, Bruxelles. J'y avais également présenté mes pastels sur toile d’ « enfants de la Shoah », et cette pointe sèche d’un enfant du ghetto de Varsovie, dont j’avais capté l’image sur le vif au Mémorial de la Shoah à Paris.
*Ce titre reprend une expression de Bernard Lipstadt, enfant caché qui s’est évadé à douze ans de la Caserne Dossin de Malines.























